19 août 2018

Dalila Druesnes

Dalila Druesnes restauratrice couche picturale

Dalila Druesnes

Dalila Druesnes est diplômée de l’Institut National du Patrimoine (promotion 2014), ainsi que d’un Master d’histoire de l’art à l’université Paris I. Les œuvres qui lui ont été confiées lui ont permis de se spécialiser dans les traitements de surface et notamment dans les problématiques de réintégration picturale et de vernis. Elle a ainsi pu résoudre des cas complexes de réintégration.

Couche picturale, objets peints, peinture murale

Une fois son diplôme obtenu, elle a été pendant une année restauratrice  du Château de Versailles où elle a pu y acquérir une solide expérience pratique, par la réalisation de nombreuses interventions de support et de couche picturale. Grâce à l’observation quotidienne des œuvres de cette collection riche d’un corpus important de peintures, et à l’étude des traitements de restauration anciennement pratiqués, cette expérience lui a permis de parfaire sa compréhension des techniques picturales du XVIe au XIXe siècle.

Elle a ensuite rejoint l’Atelier du Trois, au sein duquel elle enrichit son expérience en diversifiant le type d’œuvres sur lesquelles elle intervient,  avec d’autres équipes et au contact de plusieurs spécialités. Elle travaille avec plusieurs institutions publiques telles que le Mobilier National, le C2RMF (ateliers du Louvre et de Versailles), le Château de Versailles, ainsi que des musées de Région tel que le Musée des Beaux-arts de Besançon, le Musée Bouchers-de-Perthes d’Abbeville et le Musée d’Art et d’Histoire de Belfort, le Louvre Abu Dhabi, Le musée des Arts et Métiers, le musée de La Poste, le musée de l’Air et de l’Espace.

Ses collaborations avec des restaurateurs d’autres spécialités,  comme les objets métalliques ou le mobilier, l’amènent à se spécialiser dans les problématiques que présentent les objets peints. Les altérations que présentent ces œuvres sont en effet très fréquemment liées aux caractéristiques du support qui les constitue, ainsi qu’à leur fonction d’usage. La prise en compte de ces caractéristiques  nécessite une réflexion différente sur les interventions de restauration à celle habituellement menée pour un tableau de chevalet qui n’a pas fait l’objet des mêmes manipulations et peut par la suite ne pas être conservé dans les mêmes conditions.